Said Benfali
by on April 27, 2019
14 views

Le recours au suffrage universelle dans les mois à venir peut-il être un temps fort de  la refondation citoyenne, pendant que les braises du Hirak restent ardentes? Est-ce une voie à suivre, pour battre le fer tant qu'il est chaud. Non, a répondu hier à la radio l'ancien ministre de la communication Abdelaziz Rebahi, une des stars médiatiques qui prospèrent aux marges du Hirak. Il faut attendre 18 mois

Organisées à court terme, ces élections dit-il ne peuvent que «donner un Président du moment, issu du vote sanction». Une manière de tirer argument d'une sorte de  syndrome post-traumatique provoqué par les conséquences désastreuses du scrutin de 1991-1992.

L’ancien ministre de la communication avait argumenté d'une autre manière au début du mois, toujours sur les ondes de la radio publique. Il vaut mieux tenir les prochaines élections dans 18 mois, propose-t-il car la précipitation poussera les électeurs à faire émerger un président faible, ce qui ne fera que perdurer la situation actuelle. l'ancien ministre résume :  «Laissons le temps aux Algériens afin qu’ils s’organisent et se structurent politiquement pour élargir la base démocratique en Algérie.».

18 mois, c'est aussi la durée de la formation citoyenne avant les présidentielles fixée ce matin sur El Watan par un général de blindés à la retraite. Pour cela, Il préconise carrément "la dissolution des partis, appareils et syndicats du régime en place" et "la création de nouveaux partis politiques, associations et syndicats".

Topics: algeria